Le bois et ses légendes

J’ai souvent médité et réfléchi sur ce qui avait pu servir de support primitif à l’évolution mystique et initiatique d’une grande partie de l’humanité. La maçonnerie de la pierre a t’elle été antérieure à celle du bois ? Y a-t’il eu une maçonnerie de l’outil, celle des grands maîtres architectes ? Ces questions resteront certainement sans réponse car elles ont été soigneusement occultées par les historiens qui ne cherchaient qu’à mettre en avant la chapelle a laquelle ils étaient rattachés.

Article mis en ligne le 10 mai 2015
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Cet écrit est réalisé dans un esprit de SERVICE. Il vous faut comprendre qu’il est le fruit d’une recherche personnelle, mais aussi en partie, d’une compilation d’ouvrages choisis et jugés incontournables de par les enseignements indispensables qu’ils véhiculent. Les synthèses ainsi développées sont expurgées de toutes les scories du passé. Elles vont permettre au chercheur d’aborder le symbolisme, la spiritualité et l’ésotérisme s’il le désire, dans le cadre d’une recherche sérieuse et objective.
Gardez votre libre arbitre, cherchez l’esprit sous la lettre et faites un bon usage de cet écrit pour l’évolution et l’expension de votre propre champ de conscience.

d’Ogyvie

LE BOIS ET SES LEGENDES

Aujourd’hui nous allons faire connaissance avec l’homme du bois ou l’homme des bois qui reste l’emblème contemporain de la vie primitive et support de rêverie sur le sauvage que nous sommes et qui reste bien enfoui tout au fond de notre cerveau reptilien.

Les forêts, par leur caractère lugubre et sombre, les arbres par la majesté de leur port, la durée de leur existence, suscitaient dans l’esprit de nos ancêtres un profond sentiment de sacralité. Aussi les voit-on jouer un rôle dans le culte de nombreuses sociétés anciennes ou plus récentes. Les végétaux arborescents sont souvent, sinon adorés comme des divinités et regardés comme leur demeure.

Parfois, ce furent les arbres fruitiers dont la conservation importait si fort au bien-être de la société, qui furent regardés comme sacrés. Dans la Polynésie, le tabou protégeait l’arbre à pain et garantissait ainsi aux peuplades sauvages leur subsistance qu’elles tirent en grande partie de cet arbre. Mais s’en tenir à une vision utilitariste condamne à ne rien comprendre à la diversité des mythes et des rituels auxquels sont associés arbres et forêts.

La Bible en maints passages nous parle ainsi du culte que l’on célébrait chez les Hébreux dans les bocages et sous les arbres verts. L’arbre de vie et l’arbre de la science du bien et du mal, que la Genèse place dans le Paradis terrestre, semblent appartenir à des temps où l’on prêtait aux arbres une intelligence, une vertu prophétique. C’est ce que confirment certaines traditions rabbiniques. L’une d’elles dit par exemple que, lorsque le serpent s’approcha de l’arbre, celui-ci cria : « Impie, ne t’approche pas de moi ! ». C’est au bocage de Mamré qu’Abraham éleva un autel à Yahvé. C’est là que ce dieu se révéla à lui. Il faut savoir qu’au IVe siècle de notre ère, on rendait encore dans ce bocage, sous les chênes qui l’ombrageaient, un culte aux génies et aux anges qui s’y étaient rendus visibles.

Hiram l’architecte, ne reçoit-il pas d’un autre HIRAM les cèdres du Liban pour la construction du temple de Salomon. Deux Hiram vont associer le bois et la Pierre. Toute fois il faut reconnaître que c’est la forêt qui recouvre l’édifice. Quand la forêt est absente c’est la voûte céleste qui apparaît On est de ce fait dans la clairière qui va devenir le temple construit sans bruit.

Avant l’établissement de l’ Islam, les habitants de Nadjran, au Yémen, rendaient aussi culte à un énorme dattier, autour duquel ils célébraient, tous les ans, une fête solennelle et qu’ils chargeaient de vêtements et d’étoffes précieuses.

Le culte des arbres en Perse, permet qu’on les couvre de clous, d’ex-voto, d’amulettes, de guenilles, et les derviches et les fakirs viennent se placer sous leur ombre.

Quelques-uns de ces arbres sont d’une extrême vieillesse. Près de Nakchouan, à Ardubad, en Arménie, existe un orme, qui a plus de mille ans d’existence et qui est encore l’objet du culte des habitants.

Les Persans attribuent à leur vertu divine l’étonnante longévité de ces végétaux, sur lesquels la présence des hommes saints, qui viennent s’abriter sous leur feuillage, attire, disent-ils, les bénédictions du ciel. On brûle à leur pied de l’encens ou des cierges, pour obtenir la guérison des malades ou l’accomplissement de ses vœux. Ceux qui s’endorment à l’ombre de ces arbres, s’imaginent dans leurs Songes, goûter les félicités réservées aux bienheureux.

Ces arbres reçoivent le nom de Pir, c’est-à-dire les anciens et on les regarde comme le séjour favori des âmes des élus.

Le Zend-Avesta nous montre que les anciens Perses adoraient les esprits de l’eau et des arbres. Ces esprits se plaçaient au-dessus des arbres et bénissaient leurs fruits Ils étaient puissants et immortels. Les Persans appellent encore certains arbres mubarek, c’est-à-dire sacrés ; tels sont l’olivier, le dattier, le nakhl, le kharma.

Les Arabes appellent l’arbre sacré schedjeret (= l’arbre des djinns), et quelquefois schederet allah (= l’arbre de Dieu),

Dans l’Hindoustan, on retrouve des restes évidents d’adoration des arbres qui se sont greffés sur le brahmanisme et le bouddhisme, et cette dernière religion, en se répandant dans toute l’Asie orientale, les a propagés avec elle. Chaque village de l’Hindoustan a son ficus indica, qui en est comme le sanctuaire et l’asile. Ces arbres atteignent une vieillesse prodigieuse, circonstance qui a beaucoup contribué à inspirer pour eux de la vénération. Cet arbre merveilleux, qui paraît être le sukè inoikè, dont nous ont parlé les compagnons d’Alexandre, forme à lui seul une véritable forêt. Son étendue est telle qu’il en est qui ont pu abriter toute une armée. Ses rameaux en se repiquant dans la terre, donnent naissance à une foule de rejetons qui ne se séparent pas de la tige mère.

Dans la Grèce, le culte des arbres, la consécration des bois et des bocages remontent à l’aurore de la société. Ils formaient en particulier le trait distinctif de la vieille religion de Dodone. Les chênes de Dodone consacrés à leur grand dieu, Zeu ou Iou, furent longtemps regardés comme doués de cette même vertu prophétique que l’on attribuait plus anciennement à tous les arbres des forêts sacrées. En effet les oracles les plus célèbres, ceux de Claros, de Thymbra, d’Olympie, de Charax en Carie, étaient placés au voisinage de bois sacrés.

Au fond de ces forêts, de ces bocages sacrés, on s’imaginait que des divinités qui veillaient à la conservation des arbres, avaient placé leur séjour. Les mêmes divinités reçurent chez les peuples italiques les noms de Sylvains, de Faunes . C’est aux premiers de ces dieux, dont les Anciens eux-mêmes ont reconnu l’origine la plus primitive, que les paysans latins adressaient des prières pour la conservation de leurs troupeaux. Lucain décrit une forêt sacrée près de Marseille. L’armée de César n’osait y toucher : le premier il y porta la hache ; et les troupes, rassurées en voyant que les divinités des bois ne l’avaient pas foudroyé, secondèrent ses efforts.

Le culte des forêts, des arbres et des bocages se rencontre également chez toutes les populations germaniques. Les chênes de la forêt Hercynie, de même que ceux des forêts druidiques, recevaient, à cause du respect qu’inspiraient leurs troncs séculaires, les vœux, les offrandes et les sacrifices des peuplades qui les visitaient. En Germanie comme en Gaule, cette religion résista longtemps aux efforts de l’apostolat chrétien, et il fallut l’intervention de l’autorité laïque, les menaces de la loi pour l’extirper définitivement. Encore se conserva-t-elle dans les deux pays, sous une forme déguisée.

Les paysans allemands ont conservé le souvenir de ces dieux qu’ils désignent sous les noms de Wilden Leuten, Waldleuten, Holzleuten, Moosleuten, et qu’ils se représentent sous des formes pygméennes. Ce sont ceux que les annalistes et chroniqueurs latins du Moyen âge désignent sous le nom de hommes sylvestres, les identifiant par ces désignations avec les faunes et sylvains latins, qui offrent en effet avec eux une si frappante ressemblance. Dans la Scandinavie, ces Walgeist reçoivent le nom de Trold ou Troll. Les Elfes aiment aussi ; suivant la croyance des peuples du Nord, à résider sous les arbres et dans les forêts. L’imagination populaire prêtait deux formes différentes à ces esprits des bois. Quand elle se les représentait comme la personnification des forces qui animent la terre et président à la végétation, elle voyait en eux de petits êtres aux formes les plus variées, des êtres gracieux et folâtres qui menaient dans les clairières ou dans les futaies une vie joyeuse et amusante ; tels étaient les Elfes, les Kobolds, les Trolls, les Nymphes, les Fées.

Au contraire, si ces esprits s’offraient comme la personnification de cette vie sauvage, que les forêts réveillent toujours dans l’esprit, ainsi que nous l’avons remarqué plus haut, c’était sous la forme d’hommes velus, d’êtres farouches, noirs et hideux que le peuple se les représentait ; tels étaient les Satyres, les Sylvains ; vrais diables des bois, qui servirent de type aux sauvages du Moyen âge, Selon la Notice historique sur le Sauvage de l’Aveyron de Bonnaterre on a cru longtemps à l’existence d’hommes sauvages habitant dans les bois

Le culte que les Gaulois rendaient aux arbres des forêts et aux chênes en particulier, a été rapporté par les auteurs de l’Antiquité, et forme un des traits caractéristiques du druidisme, dont le nom en est dit-on, dérivé. Ces forêts étant sensées être protégées, les Romains n’osaient qu’en tremblant y porter la hache.

Les apôtres du christianisme eurent grand peine à déraciner ces conceptions, et ils n’y parvinrent généralement qu’en consacrant au culte nouveau ces mêmes arbres qui étaient l’objet de la vénération populaires. On plaça sous le patronage de la Vierge ou des saints ; ces enfants des forêts, longtemps adorée comme des images de la Divinité.

On christianisa les fêtes païennes qui se rapportaient à ce culte. Il existait en France, à une époque encore récente, plusieurs arbres qui avaient hérité de l’antique vénération qu’avaient longtemps inspirée leurs devanciers. Non loin d’Angers, Dulaure nous apprend qu’on voyait un chêne nommé Lapalud que les habitants entouraient d’une sorte de culte. Cet arbre, que l’on regardait comme aussi vieux que la ville, était tout couvert de clous jusqu’à la hauteur de 40 pieds environ. Il était d’usage, depuis un temps immémorial, que chaque ouvrier charpentier, charron, menuisier, maçon, en passant près de ce chêne, y fichât un clou.

Plusieurs de ces arbres vénérés avaient été consacrés à la vierge ou aux saints, et décorés de petites statues ou d’images, de croix que plaçaient les pèlerins. De plus, la fête de la plantation des Mais, si générale en France, si rattache elle aussi.

En Irlande, certains ifs d’une antiquité extraordinaire qui décorent encore le porche des églises, remontent à ces consécrations des arbres sacrés des Celtes opérées par les premiers apôtres du christianisme. Les Celtes paraissent avoir désigné sous le nom de Nemet ces sanctuaires forestiers dans lesquels, A certaines époques, ils allaient cueillir le gui sacré

La forêt des Ardennes était personnifiée en une déesse nommée Arduinna et que les Romains assimilèrent à leur Diane. Les habitants du Hainaut et du pays Wallon sont restés très longtemps fidèles à ce culte, dont la nature prenait elle-même le soin de renouveler sans cesse les monuments autour d’eux. Au VIe siècle, Grégoire de Tours nous apprend que le culte de Diane se conservait encore à Trèves. Ce fut dans le siècle suivant que saint Hubert et saint Bérégise déracinèrent, les premiers, les croyances païennes de ce pays.

Pour ce qui nous intéresse, nous découvrons ainsi, que La Charbonnerie n’était pas, selon le récit des quatre Bons Cousins de La rochelle dont la tête tomba sous la guillotine de la Restauration en 1822, une grande milice secrète libérale dont le modus operendi était dicté par les rites francs-maçons du bois entrainant un certain intérêt envers le mythicisme du Carbonarisme dirigé par La Fayette qui a seulement permis avec l’aide des Bons Cousins Charbonniers des années 1800 à maintenir leurs traditions en France jusqu’au XXe siècle mais avec plus ou moins de succès.

C’est au contraire une société très secrète qui trouve son origine depuis la nuit des temps et qui demeure bien mystérieuse. Nous ne savons rien des premiers rites pratiqués car c’est par la tradition du geste et de la parole qu’ils se sont perpétués. Les initiés n’ont laissé aucune trace écrite. La structure antique de la "pensée de la forêt" est antérieure à l’Empire romain et recouvrait toute l’Europe celtique tant atlantique que germano-scandinave et l’ensemble des régions balkaniques.

Une étude archéologique et anthropologique des ères de Hallstatt (entre 800 et 450 av. J.-C.) et de La Tène (entre 450 et 50 av. J.-C.) nous montre une société pré-industrielle forte et brillante dont la structure sociale repose sur des clans disséminés au sein des forêts (lieux considérés sacrés par les Celtes).

La Charbonnerie était de fait un compagnonnage réservé à ceux qui travaillaient les métiers du bois, associés à la trilogie artisanale celte ; "fendeur-charbonnier-forgeron". Plus terre-à-terre, c’était également une façon de fidéliser une main-d’œuvre difficile à intéresser. Ces métiers étaient exercés hors des villes, des pouvoirs de l’église et de la monarchie mais dans la maintenance d’un grand attachement à la nature et d’une spiritualité païenne

Ces forestiers ont eu une pratique initiatique dans la transmission de leur savoir-faire, et ont naturellement adopté des rituels, des cérémonies et des symboles hors christianisme.

Afin de ramener ces visages de suie dans le giron du catholicisme, un moine s’insinua parmi eux au XIe siècle. Théobald (1017-1066), né à Provins, Champagne, un ermite qui était à l’origine de la famille des Thibault Comte de Champagne se chargea d’évangéliser les Charbonniers. La légende raconte "qu’ils (charbonniers) étaient dans un état de primitivisme et de barbarie ignoble et que Théobald leur offrit, en sus du Christ, la morale et le moyen d’échapper à l’animalité dans laquelle ils s’étaient enfoncés."

On sait en fait qu’il n’en était rien. Une fois encore l’Eglise, dut diaboliser et animaliser ceux qu’elle évangélisa par la suite afin de mieux justifier son action.
Le silence s’installa pendant 400 ans. Puis au XVe siècle, de nobles proscrits qui avaient trouvé refuge dans les forêts bourbonnaises pendant les troubles qui marquèrent les règnes de Charles VI (1368-1422) et Charles VII (1403-1461), furent initiés par les charbonniers qui par obligation et devoir étaient toujours présents dans ces forêts, qui protégeaient hautement leur liberté. Les assemblées, ou ventes dans le langage de la Charbonnerie, se sont pratiquées dans les milieux aristocratiques et à la cour du roi. La noblesse apprécia grandement cette maçonnerie où le déguisement permettait de se livrer aux plaisirs de la bonne chère et aux éclats d’une haute gaieté.

Un de leur plus prestigieux défenseur aurait été François 1er (1494-1547) qui, un jour s’étant égaré en forêt lors d’une chasse, tomba furtivement sur une réunion rituelle des Charbonniers qui lui offrirent d’office l’hospitalité. Ayant été très bien reçu, il demanda à subir les épreuves, ce qui lui fut immédiatement accordé. Le Roi s’étant assis sur le billot qui servait de trône au " Père-Maître ", ce dernier l’en délogea en prononçant cette phrase devenue proverbe : "Sire, Charbonnier est maître chez lui." Il fut souvent dit que c’est à partir de ce moment-là que François 1er prit l’habitude d’appeler ses proches "mon Bon Cousin" ou ma "Bonne Cousine" et qu’il en devint "protecteur des fendeurs et charbonniers." Puis ce fut encore le silence. En France, la franc-maçonnerie serait apparue à Saint-Germain en Laye, en 1688. Mais là encore les avis diffèrent quant à la naissance de la première loge française. Etienne Gout soutient que la première loge connue en France daterait du 1er juin 1726. Il est opportun de signaler ces dates puisque la Charbonnerie basera à l’avenir ses rituels forestiers sur la Franc-Maçonnerie.

Il faudra attendre exactement 200 ans après la mort de François 1er pour la mise en place en France par Charles François Radet de Beauchesne (ou Beauchaine), d’un rite forestier mixte ; un glissement non voilé vers la franc maçonnerie révolutionnaire. Le chevalier de Beauchesne tenta, vers 1747, de récupérer à son profit les Rites des Fendeurs, mais c’est l’Ordre de la Fenderie dit du Grand Alexandre de la Confiance (voir figure ci-contre) qui constitue la tentative la plus spécifique d’évolution opérative de la Franc-Maçonnerie du bois entre 1760 et 1770. Ce rituel d’ailleurs, ne fut pas inventé par Beauchesne, mais aurait été seulement capté par lui à la suite d’une transmission accomplie par un responsable des Eaux et Forêts du comté d’Eu.

Les différents corps de métiers des forestiers présentent une évolution historique comparable à celle de la Franc-Maçonnerie traditionnelle de la pierre. On se demande même, si l’une n’a pas puisée ses rituels dans l’autre, et vice versa. Les fameuses loges maçonniques... ne proviennent-elles pas des us et coutumes des charbonniers ? "Les charbonniers vivaient avec leurs familles dans des huttes qu’ils appelaient des loges. Peu à peu, les villages se sont formés et portèrent des noms comme : les Loges de Dressais, les Loges de la Cueille, les Loges de Brenne, les Loges de Cherpères, les Loges de Jopeau…" les loges margueron, La loge Pomblin Les loges en Josas etc etc… Oui mes frères La maçonnerie est bien française par cette branche et nous pouvons honorer tous ces sylvains, ces visages noirs de suie, ces cagots et la grande cagoterie signant de la patte d’oie et protégés par la mère L’aube (oie).

Dans un prochain travail J’essaierai de compléter cette première approche historique et nous essaierons d’étudier par la suite quelle a pu être la vie initiatique de ces hommes hors du commun.

J’ai dit.




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